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Hommage à Kofi Annan

Kofi Annan était idéaliste et pragmatique à la fois

Dans les pages du JDD, Dominique de Villepin rend hommage à Kofi Annan, ancien Secrétaire général des Nations Unies (1997-2006), décédé le 18 août dernier. Ministre des Affaires étrangères au moment de la crise irakienne, Dominique de Villepin se souvient d’un homme volontaire, déterminé et exigeant dès lors qu’il s’agissait de promouvoir et de construire la paix.

Kofi Annan, c’était une curieuse alchimie entre un idéal de paix, de justice, de défense du multilatéralisme, des Nations unies qu’il portait plus fortement que n’importe lequel de ses prédécesseurs. Et en même temps, la détermination, le pragmatisme dans l’approche de chacun des problèmes auxquels il était confronté qui le conduisait à bousculer le système international et à refuser d’accepter le système des tout-puissants. Kofi Annan a été précurseur dans la lutte contre le terrorisme, après le 11-Septembre 2001. On avait ensemble, à un moment où la France était présidente du Conseil de sécurité, en janvier 2003, décidé d’organiser un sommet sur le terrorisme. Il s’est insurgé contre la vision réductrice d’une « guerre » contre le terrorisme. On ne peut pas régler par la force seule les grands problèmes du monde.

Dans la crise irakienne de 2003, Kofi Annan a essayé de trouver le meilleur compromis entre les Américains et la France. Je sentais une volonté d’aller le plus loin possible dans la responsabilité des Nations unies, multilatérale. Il était directement engagé dans la définition de cette méthode d’envoyer des inspecteurs sur le terrain, pour y traquer les armes de destruction massive. Il ne pouvait accepter que les États-Unis décrètent seuls que cela ne fonctionnait pas. Il était véritablement désireux d’aller au bout pour montrer que la communauté internationale n’était pas acculée à la guerre dès lors qu’elle n’était pas nécessaire. Sur ce point, il avait une très grande unité de vue avec Jacques Chirac. Après mon discours le 14 février 2003, alors que le Conseil de sécurité applaudissait, il s’est penché vers moi et m’a dit « Tu sais, ça n’est jamais arrivé ». Il avait une très haute idée de la France et de la responsabilité qui était la sienne.

Kofi Annan voulait aller le plus loin possible dans l’engagement onusien. Après ce qu’il avait vécu comme étant l’impuissance de l’ONU à Srebrenica en Bosnie puis au Rwanda et au Darfour, il ne pouvait pas accepter de rester les bras croisés face à de tels drames. C’était quelqu’un qui s’engageait, porteur d’un idéal, pas un idéal contemplatif mais celui d’un homme d’action.

Plus tard, lors de l’intervention militaire en Libye en 2011 et l’invocation de la responsabilité de protéger, je me suis retrouvé sur la même position que Kofi Annan. Dès lors qu’on sortait du cadre de cette résolution, il fallait clairement marquer son refus et il l’a fait. Cette intervention militaire a sans doute été une profonde erreur qui a, en partie, expliqué l’impuissance des Nations unies dans la crise syrienne.

1024 436 Dominique de Villepin

Il faut dire stop à l’administration Trump

Invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC-BFM TV, Dominique de Villepin s’est notamment exprimé sur la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, ainsi que sur divers sujets d’actualité internationale.

 

1024 682 Dominique de Villepin

Rien ne serait pire qu’un retour à la junte en Birmanie

Invité de Guillaume Erner sur France Culture, Dominique de Villepin s’est exprimé sur les idées qu’il souhaiterait voir défendre par la France à  l’Assemblée générale des Nations Unies. Il a également été interrogé sur la difficulté de la communauté internationale à faire face à la crise des Rohingyas en Birmanie.

 

1024 458 Dominique de Villepin

L’Assemblée générale des Nations Unies, un enjeu de taille

Invité d’Audrey Crespo-Mara sur LCI, Dominique de Villepin est revenu sur l’importance de l’Assemblée générale des Nations Unies et des discours qui y seront prononcés par Emmanuel Macron mais aussi Donald Trump et Antonio Guterres. Il s’est également prononcé sur la possibilité d’un retour de la France sur le devant de la scène internationale.

 

900 762 Dominique de Villepin

Pourquoi la diplomatie semble-t-elle aujourd’hui si impuissante?

Invité de Chantal Lorho pour l’émission “Géopolitique, le débat”, Dominique de Villepin s’est exprimé sur les divers conflits en cours, et sur la place de la diplomatie face à la politique du fait accompli, notamment menée par les régimes autoritaires. Il a appelé à davantage faire preuve d’initiative afin que la diplomatie et la politique puissent offrir des perspectives d’avenir aux peuples qui se détournent de la démocratie

1024 325 Dominique de Villepin

Peut-on réformer l’ONU ?

Invité de Nora Hamadi sur Public Sénat, Dominique de Villepin et Jean Ziegler ont échangé sur l’efficacité de l’ONU et sur la capacité de la communauté internationale à la reconstruire et la réformer


678 1024 Dominique de Villepin

Mémoire de Paix pour Temps de Guerre

« Depuis quinze ans, le monde semble emporté dans une folle course à la guerre. Le Moyen Orient est pris dans une spirale suicidaire sans fin, le terrorisme international nous défie, de grands empires entrent en confrontation.

Le virus de la guerre est en nous, rendu plus agressif par les peurs, les humiliations et les colères. La crispation des nations occidentales sur leurs privilèges et sur une vision du monde dépassée ne peut qu’aggraver les maux.

Toute ma vie durant, j’ai voulu mettre le travail de la paix au cœur de mon action. En 2003, auprès de Jacques Chirac, j’ai mené le combat de la paix à l’ONU contre l’intervention américaine en Irak, conscient des dangers de la vision néoconservatrice du monde.

Nous devons apprendre à regarder le monde et à en comprendre les métamorphoses. A nous d’entendre ce qui anime aujourd’hui les peuples et les nations, en Russie, aux Etats-Unis, comme en Chine, en Turquie, en Côte d’Ivoire ou en Colombie. C’est au plus près de la réalité que nous pourrons mesurer la faillite des Etats-Nations et le jeu des revendications identitaires dans une mondialisation qui semble condamnée à l’accélération perpétuelle.

Le moment est venu de s’atteler au travail de la paix, d’ouvrir les yeux sur les blessures du monde et de nous doter des outils pour construire un nouvel ordre, stable et juste. Des solutions existent, mais elles nécessitent de la patience, de l’imagination, de la volonté. Pour contrer les épopées mensongères de la guerre, nous avons besoin d’un récit de la paix, qui constitue le grand défi, le seul héroïsme possible de notre temps, adapté à un monde fragile aux identités blessées, en mal de réconciliation.  J’ai la conviction que la France a un rôle à jouer dans ce nouveau monde, à condition de retrouver sa vocation d’initiative, de médiation et de dialogue, fidèle à son message et à son histoire. »

D. d  V.

1024 584 Dominique de Villepin

Il y a une nouvelle compétition entre les puissances internationales

Invité d’Anne-Sophie Lapix dans “C à Vous” sur France 5, Dominique de Villepin analyse le rapport de concurrence et de surenchère qui s’est établi sur la scène internationale entre les démocraties occidentales et les systèmes autoritaires

 

1024 534 Dominique de Villepin

En diplomatie, on ne choisit pas ses interlocuteurs

Invité de Laurent Ruquier dans l’émission “On n’est pas couché” le 5 novembre dernier, Dominique de Villepin y a présenté son livre Mémoire de Paix pour temps de Guerre et proposé de réviser notre emploi de l’outil militaire.

1024 660 Dominique de Villepin

La gouvernance mondiale ne fonctionne pas

Dominique de Villepin était l’invité de Patrick Cohen sur France Inter le 3 novembre dernier à l’occasion de la sortie de son livre Mémoire de Paix pour temps de Guerre