• 21 juin 2018

“Entre l’UE et la Tunisie, on peut assister à une grande histoire !”

“Entre l’UE et la Tunisie, on peut assister à une grande histoire !”

710 447 Dominique de Villepin

L’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin a accordé, le vendredi 22 juin 2018, une interview à la journaliste Myriam Belkadhi durant laquelle il a mis en exergue la réussite de l’expérience de transition démocratique tunisienne.

« Depuis 55 ans la Tunisie, a toujours montré un modèle original. La constitution, l’enseignement généralisé, et là on parle de l’égalité successorale. C’est une avancée considérable et révolutionnaire. Cependant, on constate des difficultés économiques, malgré l’amélioration de certains indices, à l’instar du tourisme et de l’agriculture, cela reste insuffisant. Ainsi, nous avons des défis communs que nous devons relever. La coopération avec la Tunisie est nécessaire », a-t-il dit.

Et d’ajouter : « La Tunisie bénéficie de l’attention des pays occidentaux, grâce à son travail et sa détermination. Ça reste, aussi insuffisant. La coopération avec l’Union européenne doit s’accélérer davantage afin de garantir plus d’efficacité. Entre l’Union européenne et la Tunisie, on peut assister à une grande histoire dans la période à venir ».

Par ailleurs, il est revenu sur la crise libyenne, soulignant son impact direct sur la Tunisie. « Cependant, ça lui a permis de consolider ses acquis, notamment, par rapport à l’action au niveau des frontières ainsi que dans la lutte contre le terrorisme ».

Revenant sur la migration clandestine, il a estimé qu’il s’agit d’un véritable drame, affirmant qu’il faut trouver les bonnes solutions et un accord gagnant-gagnant. Il faut imaginer des solutions nouvelles et respectueuses. « Il y a une véritable souffrance chez les jeunes, nous devons donc travailler et agir ensemble. Capitalisons sur ce qui marche et qui marchera toujours », assure M. de Villepin. Par ailleurs, il a considéré que la Tunisie a la chance d’entretenir de bons rapports avec les pays du Maghreb, considérant que l’ouverture vers le Maghreb et l’Afrique demeure très importante pour la Tunisie. D’autre part, il a indiqué que la lutte contre le terrorisme nécessite une véritable solidarité, puisqu’actuellement, aucun pays ne peut combattre, à lui seul, ce fléau. « Le terrorisme trouve sa place au cœur des sociétés fragilisées. Il est nécessaire de conjuguer les efforts et de mettre en place une politique adaptée afin de l’éradiquer ».