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1024 523 Dominique de Villepin

Today, what China brings to the world is its unity

Dans une interview en anglais pour la chaîne chinoise CGTN, Dominique de Villepin s’est exprimé sur les principaux enjeux du 19è Congrès du Parti Communiste Chinois pour l’avenir de la Chine.

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Europe is on the road to recovery

Invité au 15e Forum de Rhodes, Dominique de Villepin a donné une interview en anglais à DOC (Dialogue of Civilizations) Tv, dans laquelle il s’est exprimé sur l’avenir de l’Europe et de la démocratie, le projet de Nouvelle Route de la Soie et la politique de Donald Trump.

1024 587 Dominique de Villepin

La nouvelle Route de la Soie, un nouveau souffle pour la mondialisation

– Dans une tribune initialement parue en anglais dans le journal chinois Le Quotidien du Peuple, Dominique de Villepin a développé sa vision du projet de Nouvelle Route de la Soie et annoncé la création de l’International Marco Polo Society, un groupe de réflexion rassemblant des personnalités d’Europe et d’Asie afin de contribuer à la promotion de cette initiative multilatérale –

 

L’incertitude est devenue le danger principal de notre temps. Aucun des cinq continents n’échappe aujourd’hui aux grandes menaces du siècle : le terrorisme, sapant les efforts de consolidation de la paix ; le populisme rejetant l’ouverture le libre-échange et le développement des peuples ; le changement climatique, créant de nouveaux risques pour les générations futures. Les confrontations actuelles et l’imprévisibilité de certaines grandes puissances plaident pour une refondation du multilatéralisme.

Cependant, le dialogue a considérablement reculé sur la scène internationale au cours des derniers mois. L’élection du nouveau président américain a accéléré la remise en cause des accords internationaux en matière de libre-échange et de protection de l’environnement. Pourtant, il n’existe pas d’autre solution que la coopération internationale pour tenter de construire un monde plus sûr. Aujourd’hui, nous assistons à la naissance douloureuse d’un nouveau monde multipolaire. Or j’ai la conviction que l’Asie et l’Europe ont un rôle décisif à jouer pour bâtir une mondialisation plus juste et plus équilibrée. Il est devenu essentiel d’encourager la formation de nouveaux pôles de stabilité et de prospérité.

Dans ce contexte, la Chine nous offre une chance d’atteindre cette objectif grâce à l’initiative “une Ceinture, une Route”. Il s’agit d’abord d’un projet ambitieux en faveur d’ investissements massifs dans les infrastructures en Asie, en Europe et en Afrique. Il s’agit ensuite d’une relance politique des partenariats multilatéraux au service du dialogue culturel et de la stabilité, deux biens communs universels. De l’annonce du projet par le président Xi Jinping à l’automne 2013, au forum sur la Nouvelle Route de la Soie de Beijing à la mi-mai 2017, l’initiative a connu des avancées majeures. En moins de quatre ans, ce programme s’est doté de nouveaux outils, à l’instar de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII), dotée d’un capital de 100 milliards de dollars impliquant plus de 60 pays.

La Nouvelle Route de la Soie présente une alternative concrète et durable aux risques de ralentissement économique, d’isolement et de confrontation. Il n’a fallu que quelques années pour aboutir à de premiers succès. Des projets ont ainsi été lancés au Pakistan, en Azerbaïdjan et à Oman, dans des domaines stratégiques comme les centrales électriques, les gazoducs et les chemins de fer. Les investissements chinois ont également augmenté dans les pays d’Europe centrale dans le cadre du format «16 + 1» et en Europe du sud où de nombreux projets sont mis en œuvre, notamment en Grèce, pour y développer des infrastructures à l’image du port du Pirée.

L’avenir appartient à l’Eurasie. L’Asie et l’Europe pourraient travailler ensemble sur de nombreuses priorités. Elles partagent l’ambition commune d’assurer une croissance durable, la sécurité alimentaire et énergétique, et la préservation de l’environnement. Rien qu’en Asie, la Banque asiatique de développement estime les besoins d’investissement en infrastructures à près de 26 000 milliards de dollars d’ici 2030, créant d’énormes perspectives dans des secteurs prometteurs comme le transport, l’immobilier, la gestion de l’eau et des déchets, et l’économie verte.

A cet égard, le projet “une Ceinture, une Route” permet de répondre à trois défis de notre époque. Premièrement, il vise à renforcer la connectivité mondiale à travers l’amélioration des infrastructures énergétiques, numériques et de transport partout dans le monde. Deuxièmement, il réveille la coopération multilatérale en promouvant une plus grande inclusivité et une meilleure collaboration, par la mise en commun des ressources financières d’investisseurs publics et privés autour de projets transfrontaliers. Troisièmement, il contribue à créer les conditions du relèvement économique et du développement international. Bien qu’il existe une forte diversité des PIB le long de la nouvelle Route de la Soie, en particulier entre les pays développés d’Europe orientale et ceux d’Afrique et d’Asie du Sud-Est, l’initiative chinoise contribuera à réduire progressivement l’écart économique entre toutes les parties prenantes et favorisera donc le rattrapage économique des économies en transition.

Au cours de ces dernières années, mes nombreux échanges avec des décideurs mondiaux m’ont convaincu que nous ne pouvions passer à côté d’un tel le projet. Mais il nous faut nous doter des instruments adéquats. Nous avons besoin d’une plateforme pour échanger des idées, créer des synergies et sensibiliser la communauté internationale. Nous avons besoin de bâtir les principes d’un destin commun garantissant le respect des personnes, le respect de la souveraineté et le respect de l’histoire. Nous avons également besoin d’une dynamique exemplaire qui reposerait sur des projets-vitrines impliquant le plus grand nombre d’acteurs, à commencer par les Etats, mais aussi les entreprises, les sociétés civiles, les think tanks et les universités.

C’est pourquoi, avec un groupe personnalités européennes et asiatiques de premier plan, nous avons créé l’International Marco Polo Society, en hommage à l’un des plus grands voyageurs du Moyen Âge. Il s’agit d’un cercle composé d’anciens Premiers ministres et de ministres des Affaires étrangères désireux de mobiliser les opinions publiques dans leur pays respectif et d’œuvrer à des propositions innovantes. Car nous avons une conviction commune: pour que l’initiative « une Ceinture, une Route » devienne réalité, chaque énergie compte et doit pouvoir contribuer à ce que le président Xi Jinping a qualifié de “projet du siècle”.

 

Initialement paru le 21 septembre 2017, Le Quotidien du Peuple

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Le projet de Nouvelle Route de la Soie nous offre un avenir commun

Invité par la chaîne chinoise CGTN aux côtés de politologues et spécialistes de la Chine, Dominique de Villepin a participé à un dialogue sur les avancées du projet de Nouvelle Route de la Soie porté par le gouvernement de Xi Jinping

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Xi Jinping et la Nouvelle Route de la Soie, un discours très ambitieux

Interviewé par Radio Chine Internationale en marge du forum sur la Nouvelle Route de la Soie qui s’est récemment tenu à Pékin, Dominique de Villepin a souligné le caractère ambitieux et prometteur du projet chinois dit « Une ceinture, une route » ou Nouvelle Route de la Soie. Il a insisté sur les aspects centraux de cette initiative inscrite dans un cadre multilatéral, qui oeuvre pour un développement mondial plus équilibré et plus durable.

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La Nouvelle Route de la Soie, un espoir pour chacun

– Lors d’une interview pour le Quotidien du Peuple donnée en marge du forum «une Ceinture, une Route» pour la coopération internationale inauguré le dimanche 14 mai à Pékin,  Dominique de Villepin, est revenu sur les opportunités que représentent l’initiative chinoise sur le plan économique, commercial, culturel et humain –

Monsieur de Villepin, vous venez d’assister à la cérémonie d’ouverture du forum. Pouvez-vous partager avec nous votre sentiment sur le discours de Xi Jinping ?

Bonjour à tous, merci de m’accueillir, je suis très heureux d’être avec vous. Tout d’abord ce qui m’a frappé dans le discours du Président Xi Jinping est le souci d’intégrer le projet des Routes de la Soie «One Belt, One Road» dans une perspective historique. Il y a de longues traditions de Route de la Soie. Et ce que la Chine veut faire aujourd’hui est évidemment la suite de ce qui a été entrepris pendant des millénaires, l’expérience de la Chine dans son rapport avec le reste du monde.

Ce qui est frappant également, c’est l’ambition du projet, qui se veut être une initiative de paix, de développement et d’une prospérité partagée ; et en même temps un projet innovant, ouvert sur la mondialisation. Cela fait partie de ses initiatives qui tranchent avec ce que l’on voit aujourd’hui : beaucoup de tentatives populistes de fermeture des frontières. Il y a là au contraire un pari sur l’avenir, un pari volontaire à égalité entre les Etats, d’ores et déjà une centaine d’Etats sont parties prenantes de cette grande affaire. Et l’on voit dans la participation du forum à quel point il s’agit là d’un succès. Donc, il faut confirmer cet élan, confirmer la multiplicité des institutions qui sont aujourd’hui en train de s’organiser sur ce projet des Routes de la Soie. Et je suis convaincu en tant qu’Européen qu’il y a là véritablement matière à avoir confiance dans l’avenir.

Vous interviendrez également dans une discussion évoquant les échanges des peuples. Quels sont les points que vous allez aborder ? Pensez-vous que les échanges humains et culturels entre la France et la Chine seront renforcés dans le cadre de l’initiative « une Ceinture, une Route » ?

C’est une dimension très importante du projet, parce qu’il ne s’agit pas seulement de développer les activités des entreprises, les liens entre les Etats, mais il s’agit aussi de développer les liens entre les peuples, entre les villes, entre chaque individu le long de cette route, et de donner un espoir à chacun. Et le pari qui est fait, le développement des infrastructures est aussi un pari qui a une forte incidence sur la culture et les échanges culturels entre les différents Etats. Dans le cas de la France et de la Chine, nous sommes des vieilles civilisations, nous avons un vieux partenariat très ancien et très solide qui ne cesse de se développer. On le voit dans le nombre de touristes chinois qui viennent en France, dans le nombre de jeunes Français qui viennent étudier en Chine et qui veulent mieux connaître la Chine. On le voit dans la vitalité de notre coopération économique. Donc, il s’agit d’approfondir cet élan. Et je suis convaincu que l’action en commun autour des projets de la nouvelle Route de la Soie continuera à développer et à renforcer ces liens.

Selon vous, le nouveau président français Emmanuel Macron jugé pro-commerce, laissera-t-il pendant son mandat des influences positives concernant les coopérations économiques et commerciales entre les deux pays ?

Emmanuel Macron est un jeune président, intronisé ce dimanche à Paris. Mais c’est un président qui a déjà eu l’occasion d’avoir un échange ces jours derniers avec le Président Xi Jinping, et de réaffirmer à nos amis chinois à quel point nous souhaitons maintenir et développer le partenariat privilégié que la France a avec la Chine. Tout au long de la campagne électorale, Emmanuel Macron est l’un des candidats qui a le plus développé cette volonté de renforcer les liens et d’être présent pour les grands projets de cette nouvelle Route de la Soie. Bien sûr avec d’autres partenaires européens, mais aussi avec les entreprises françaises, les villes françaises et les institutions françaises, qui sont toutes convaincues de l’importance de l’enjeu que constitue aujourd’hui le développement de la nouvelle Route de la Soie.

Suite au retrait des Etats-Unis du partenariat trans-pacifique (TPP), le Premier ministre japonais Shinzo Abe tente de restructurer le TPP. Certains jugent que ce geste constitue une concurrence de l’initiative «une Ceinture, une Route» proposée par la Chine. Quel est votre avis ?

Je ne crois pas qu’il y ait de concurrence entre ces projets. La défection des Etats-Unis contraint le partenariat trans-pacifique à évoluer et à s’adapter. Je pense que l’ensemble des coopérations entre les pays de la région sont positives. Il faut les développer de façon inclusive et non pas en opposition avec tel ou tel pays. C’est une opportunité pour la Chine de se joindre aussi à ce projet de coopération. Je suis persuadé que tout ce qui peut rapprocher les Etats, les populations et les peuples de cette région sont des éléments positifs, pour créer un contexte général de dialogue et de prospérité.

La Chine préconise de manière très active la mondialisation économique et la communauté de destin, et cela face à la montée des pensées anti-mondialisation. Sur le plan économique, pensez-vous que l’initiative proposée par le président chinois Xi Jinping va promouvoir la mondialisation ?

Le Président Xi Jinping avait souligné à Davos l’importance d’avoir une mondialisation ouverte, favorable au développement, aux échanges, et aux coopérations entre les Etats et les peuples. C’est une prise de position qui a marqué le monde, car c’était un véritable acte et pari de confiance dans l’avenir, et ce à un moment où l’on constatait aux Etats-Unis, en Europe, et dans un certain nombre de pays la tentation du repli sur soi, du protectionnisme et du populisme se développer.

Je crois qu’il est absolument nécessaire à travers l’aventure de la nouvelle Route de la Soie de montrer qu’il faut opter pour le pari du développement partagé, et d’un développement équilibré et durable. C’est avec des projets et actions concrètes que nous parviendrons à garder confiance dans la mondialisation.

Quels sont vos centres d’intérêts concernant l’initiative chinoise ?

J’ai en ce qui me concerne deux centres d’intérêts principaux. Le premier est bien sûr le développement des infrastructures, parce qu’il y a du côté français un savoir-faire, une expérience, des technologies, des entreprises qui ont énormément avancé et travaillé dans ce domaine, en particulier dans tout ce qui touche aux transports, au développement urbain, à l’environnement, aux secteurs de l’eau et de l’électricité.

Parallèlement, il y a l’ensemble du développement culturel. Je crois qu’il nous faut penser différemment le rôle et l’importance des échanges culturels, des développements humains. J’attache aussi beaucoup d’importance à tout ce qui touche aux échanges dans le domaine stratégique. Nous devons développer des centres de réflexion, nous permettant de mieux penser l’avenir. Je me réjouis de voir en Chine à travers différentes initiatives, à travers des prises de position d’universités, se développer un réseau de think-tanks en liaison avec l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, [ces régions-là] peuvent constituer un maillage très positif pour rechercher de nouvelles options, solutions et stratégies.

15 mai 2017, Quotidien du Peuple

1024 568 Dominique de Villepin

La nouvelle route de la soie, une initiative exemplaire

Dans une interview retransmise sur la chaîne chinoise CCTV, Dominique de Villepin s’est exprimé sur l’importance du projet de Nouvelle Route de la Soie conduit par les autorités chinoises. Il estime que l’initiative revêt un caractère exemplaire, multipliant les relations entre la Chine et les pays voisins, et qu’elle est susceptible de créer de la stabilité en Asie centrale.

1024 551 Dominique de Villepin

Nous devons développer des relations harmonieuses avec la Chine

Invité du journal chinois Le Quotidien du Peuple en ligne, Dominique de Villepin est revenu sur sa passion pour la Chine et sur sa volonté de promouvoir la coopération entre l’Europe et la première puissance asiatique

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Can One Belt, One Road stem the tide of populism?

Dans une interview en anglais pour CNBC, Dominique de Villepin s’exprime sur l’importance que revêt la Nouvelle Route de la Soie dans la politique de coopération menée par la Chine.

1024 573 Dominique de Villepin

Faisons le pari de la nouvelle route de la soie

 – Dans une tribune publiée par Les Echos, Dominique de Villepin expose sa vision du projet de la Nouvelle Route de la Soie –

 

La mondialisation change de forme et de centre de gravité et c’est à peine si nous nous en rendons compte, enfermés dans nos débats internes français et européens, engoncés dans une pensée de la mondialisation occidentale et libérale, emprisonnés par des outils financiers et économiques d’un autre temps.

Un projet symbolise ce basculement, c’est celui de la nouvelle route de la soie, dont la présidence de Xi Jinping a fait une priorité économique et diplomatique de la Chine.

Ce récit collectif rappelle l’âge d’or des Tang, tout en offrant un cadre souple pour répondre aux défis majeurs du pays : l’internationalisation de son économie et le renforcement du rôle mondial de sa monnaie dans les échanges mondiaux, le rééquilibrage du développement au profit des provinces de l’intérieur et de la consommation des ménages, la coopération internationale pour résoudre les tensions islamistes parmi les Ouïghours du Xinjiang.

Mais c’est aussi un nouveau récit collectif pour le monde, en panne de projet commun depuis la fin de la guerre froide et l’échec de la démocratisation libérale à marche forcée. Il s’agit de combler le vide, humain, politique et économique, qui sépare les deux pôles de prospérité du Vieux Monde, Europe et Asie orientale, ainsi que le Moyen-Orient riche en ressources énergétiques, voire plus loin l’Afrique, à travers de nombreux projets d’infrastructures, portuaires, ferroviaires, autoroutières, mais aussi financières et de communication. La France a trois bonnes raisons de s’y intéresser.

C’est une vision économique qui transpose la planification à la chinoise à la coopération économique internationale. Dans un monde financier volatil et instable, il est urgent de prendre en main les projets de long terme, à travers de nouveaux outils multilatéraux, à l’image du Fonds asiatique et à travers une nouvelle évaluation du risque des projets. Les Chinois souhaitent des partenariats entre groupes européens et chinois pour conquérir des parts de marché le long de cette route, pour créer des synergies dans les capacités technologiques, administratives et commerciales. C’est une chance pour l’Europe dans les projets de transports et les services urbains, où la France est en pointe (eau potable, électricité, éclairage, hôtels), ainsi que pour des partenariats communs à destination de pays tiers, africains par exemple. L’Europe prendrait la mesure de ce défi en s’efforçant d’articuler le plan Juncker d’investissement de 300 milliards d’euros à une feuille de route définie en commun autour du thème de la route de la soie.

C’est une vision politique qui lutte contre la propagation de l’islamisme du Moyen-Orient au nord du Caucase jusqu’à l’Asie centrale par le développement. C’est également un outil pour articuler la relation nouvelle entre la Chine et la Russie, à l’heure du mégacontrat gazier de 400 milliards de dollars et de nombreux projets communs, notamment en Sibérie. Se tourner vers l’ouest, c’est se donner le choix de sa politique, éviter le face-à-face avec les Etats-Unis et contourner l’endiguement par le « collier de perles ».

Troisième raison, c’est une matrice pour un nouveau multilatéralisme. D’une part, il s’agit de créer de nouvelles institutions multilatérales à projet, qui seront jugées sur leurs résultats. D’autre part, c’est l’occasion d’ouvrir des cercles existants, comme l’Organisation de coopération de Shanghai, à des pays européens pour renouveler le dialogue. Cela peut permettre aussi de trouver des cadres de discussion et de projets plus souples entre l’Europe et la Russie, notamment pour trouver les 30 milliards nécessaires à la stabilisation de l’Ukraine.

Ce fil entre Est et Ouest reste à saisir. Ce sera faire de la politique autrement, par la force des projets économiques, en donnant un cap à nos entreprises. C’est une tâche qui doit mobiliser l’Union européenne, les Etats, mais aussi les collectivités locales, les chambres de commerce, les entreprises, sans oublier les universités et les think tanks.

27 février 2015, Les Echos