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1024 513 Dominique de Villepin

En Catalogne, on assiste à un dialogue de sourds

Invité d’Elisabeth Martichoux sur RTL, Dominique de Villepin a donné sa vision de la crise catalane, critiquant l’attentisme de l’Union Européenne sur le sujet. Il s’est également exprimé sur la crise nord-coréenne et sur la recomposition de la droite française.

1024 578 Dominique de Villepin

Europe : nouveau départ

Invité par le CNAM, Dominique de Villepin a donné une conférence dans laquelle il a partagé ses vues sur l’Europe et les défis internationaux auxquels elle est actuellement confrontée.

 

Première partie :

 

Deuxième partie :

 

1024 574 Dominique de Villepin

Le risque aujourd’hui, c’est d’assister à une mutation de l’Etat islamique

Invité de Davis Pujadas sur LCI dans l’émission 24h Pujadas, l’info en question, Dominique de Villepin s’est exprimé sur divers sujets d’actualité internationale : l’affaiblissement de l’Etat islamique avec la chute de Raqqa, la transition politique syrienne, la crise catalane et l’unité de l’Europe, ainsi que la gestion des dossiers iranien et nord-coréen par l’administration Trump.

 

1000 667 Dominique de Villepin

Le message envoyé à la Corée du Nord est illisible

– En marge du 15e Forum de Rhodes, Dominique de Villepin a répondu aux questions d’Olivier Talles pour La Croix, concernant les tensions actuelles qui opposent les Etats-Unis à l’Iran et à la Corée du Nord, sur fond de crise de prolifération nucléaire –

 

En tant que ministre des affaires étrangères du président Jacques Chirac, vous aviez initié en 2003 aux côtés de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne un premier accord avec l’Iran qui visait à suspendre leurs activités dans le domaine de la recherche et de l’enrichissement nucléaire. Craignez-vous sa remise en cause par la Maison Blanche ?

Dominique de Villepin  : L’éventuelle décision du président Donald Trump de ne pas certifier l’accord de 2015 avec l’Iran est susceptible d’avoir des conséquences extrêmement profondes sur le monde. On ne peut pas à la fois rechercher une solution avec la Corée du Nord, en adressant un message fort à ce pays sur l’importance de répondre aux exigences en matière de prolifération de la communauté internationale, et balayer d’un revers de main l’accord avec l’Iran. Et cela au moment où l’Agence internationale de l’énergie atomique reconnaît que le gouvernement iranien satisfait à ses engagements. Le tout en empilant les sujets de négociation, l’un sur la stratégie d’influence des Iraniens au Moyen-Orient et l’autre sur la politique dans le domaine de développement des missiles en Iran.

Donald Trump n’a-t-il pas quelques arguments lorsqu’il estime que cet accord n’offre pas suffisamment de garanties ?

On peut souhaiter inclure un nouveau processus de négociation dans les prochaines années. Mais cela doit être mené à bien dans le cadre d’un esprit de coopération et de recherche d’un accord, et pas dans une logique d’ultimatum.

On ne se rend pas compte à quel point l’agenda international est dangereux, à quel point les événements sont liés. Si l’Iran, un pays qui satisfait aux règles internationales, se voit propulsé parmi les États voyous, imaginez à quel point le message envoyé à la Corée du Nord est illisible. La Corée du Nord a par ailleurs en mémoire ce qui est arrivé à Saddam Hussein ou au colonel Kadhafi. La bombe atomique sert aux yeux du dirigeant nord-coréen de sauf-conduit dans un ordre mondial aussi instable que le nôtre.

Durant votre intervention au Forum de Rhodes, vous avez à plusieurs reprises pointé du doigt les interventions militaires occidentales…

Les interventions occidentales nous ramènent à un syndrome colonial et ravivent les frustrations des populations des pays concernés. En Afghanistan, en Irak, en Libye, ces opérations militaires ont débouché sur la déstabilisation de ces États et l’émergence du terrorisme. Le plus souvent, elles ne tiennent pas compte des intérêts des pays de la région sans lesquels aucune solution pérenne ne semble possible.

Dans notre monde très instable et très complexe, nous avons besoin de principes : refus de la politique du changement de régime, primauté du politique sur l’intervention militaire et son caractère déstabilisant, ou encore prise en compte de la frustration des populations.

A aucun moment, vous n’avez cité les interventions russes en Moldavie, en Géorgie, en Crimée, dans le Donbass, en Syrie… N’ont-elles pas débouché sur un affaiblissement des régimes en place ?

Ce sont des interventions qui peuvent être perçus à travers un double regard. Je ne nie pas leur caractère très déstabilisant pour l’Ukraine et la menace que cela peut constituer dans l’esprit d’un certain nombre de pays est-européens. En Syrie, à l’inverse, selon l’avis de nombreux pays émergents, l’intervention de la Russie a joué un rôle pour relancer un processus politique.. Il faut essayer d’avancer, même si on ne peut pas fermer les yeux sur les crimes d’un dirigeant. Compte tenu de ses agissements contre son peuple, Bachar el Assad n’est pas la solution au problème syrien. Mais nous devons parler aux représentants du régime, car la paix nécessite un dialogue inclusif.

Vous êtes un ardent défenseur d’un monde multipolaire encadré, en dénonçant les dérives de l’hégémonie américaine. La Russie et la Chine dans leur propre sphère d’influence font pourtant preuve du même unilatéralisme que vous reprochez aux Américains ?

Que des grands États soient obsédés par leur propre sécurité, voire inquiets par toute menace à leur frontière, c’est aussi vieux que le monde. Il faut éviter l’amalgame entre l’aspiration de la Russie à créer des États tampons par crainte de ce que pourrait faire l’Otan, et une intervention à 2000 km de son pays.. Nous avons besoin de renouer un dialogue fort et constructif avec la Russie si l’on veut trouver une solution à la crise ukrainienne. De par sa position géographique et historique, l’enjeu pour l’Ukraine aujourd’hui n’est pas de rejoindre l’Union européenne ou l’Otan, mais d’accéder à un statut d’État neutre entre l’Union européenne, la Russie et l’ONU pour sortir de l’impasse actuelle.

 

7 octobre 2017, La Croix

1024 682 Dominique de Villepin

Une crise de prolifération nucléaire majeure guette le monde

– Lors d’une conférence de presse en marge du 15e Forum de Rhodes, Dominique de Villepin a répondu aux questions de Jacques-Hubert Rodier pour Les Echos. Il a notamment abordé le refus probable de Donald Trump de certifier dans les prochains jours l’accord sur le nucléaire iranien et les tensions entre la Corée du Nord et les Etats-Unis –

 

« Une décision de Donald Trump de ne pas certifier l’accord de 2015 sur le nucléaire avec l’Iran et de renvoyer une décision au Congrès est susceptible d’avoir des conséquences profondes pour l’ordre international ». Dans un entretien en marge du 15ème Forum de Rhodes organisé vendredi et samedi par le think tank berlinois  Dialogue des Civilisations (DOC) , présidé par le russe Vladimir Iakounine, Dominique de Villepin, ancien Premier ministre français sous Jacques Chirac, a affirmé qu’un tel refus « enverrait un message contre-productif à la Corée du Nord ». Une déclaration qui intervient alors que le président américain s’apprête à ne pas certifier l’accord avec l’Iran laissant ainsi le soin de décider au Congrès qui aura à partir du 15 octobre soixante jours pour se prononcer. Si sa décision est négative, des sanctions américaines seront appliquées à nouveau contre l’Iran.

Le retour de l’axe du mal

Pour l’ancien Premier ministre qui en 2003 à l’ONU avait exprimé avec force l’opposition de la France à l’intervention militaire américaine en Irak, le risque serait de renvoyer l’Iran à ce que George Bush avait désigné comme  « l’axe du mal » (Iran, Corée du Nord et Irak de Saddam Hussein). « On ne peut pas chercher une solution avec la Corée du nord en lui demandant de répondre aux exigences de la communauté internationale en matière de non-prolifération. Et dans le même temps, alors que l’Iran qui, estime l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), satisfait aux exigences de la communauté internationale, balayer tout cela d’un revers de plume ». Une décision qui serait liée à l’ouverture de « deux boîtes de négociation » sur la stratégie d’influence de l’Iran au Moyen Orient et sur sa politique dans le domaine de développement des missiles balistiques.

Le risque d’une guerre nucléaire

Dominique de Villepin, a-t-il rappelé, avait été l’initiateur en 2003 comme ministre des Affaires étrangères avec ses homologues allemands Joshka Fischer et britannique Jack Straw de discussions avec l’Iran. Des discussions qui ont finalement abouti douze ans après à l’accord du 14 juillet 2015 avec Téhéran et le G5+1, les cinq permanents du Conseil de sécurité de l’Onu (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France) plus l’Allemagne. Il est clair à ses yeux qu’un abandon de cet accord menacerait « de déclencher une crise de prolifération majeure avec le risque de placer le monde dans une situation de guerre,  voire de guerre nucléaire. Comme on le voit avec la Corée du Nord ».

Affirmer la primauté de la politique

« Nous sommes dans un monde très complexe, très dangereux où nous avons besoin de principes », a-t-il plaidé. Pour lui, il est nécessaire « de travailler à des mesures de confiance » notamment avec des inspections des Etats suspects en matière de prolifération. Au-delà, l’ancien chef du gouvernement français estime qu’il est nécessaire de suivre des principes comme le refus de la politique du « changement de régime ». Ce qui par des biais différents « nous rapproche de pays comme la Chine ou la Russie ». Il est également nécessaire « d’affirmer le principe de la primauté du politique sur le militaire dans la recherche de solution aux crises ».

La faillite des Etats nourrit le terrorisme

En outre, pour Dominique de Villepin,  « la complexité du terrorisme fait que la plus mauvaise façon de traiter cette question c’est par le biais militaire qui nous fait méconnaître une des réalités fondamentales du terrorisme : c’est qu’il se nourrit de la faillite des Etats ». Ainsi par les interventions militaires, « nous nourrissons encore plus l’instabilité des Etats, c’est ce qui s’est passé en Afghanistan, en Irak, d’une façon dramatique au Yémen ou encore en Libye. Des Etats faibles que l’on ne dote pas de la capacité de gouvernance ne sont pas en mesure de répondre aux problèmes de leur pays et constituent une matrice de développement de nouvelles formes de terrorisme ».

7 octobre 2017, Les Echos

1024 504 Dominique de Villepin

Le repli identitaire risque de faire tache d’huile en Europe

Lors d’un entretien avec Marcel Mione pour l’émission « Geopolitis » sur la chaîne suisse RTS, Dominique de Villepin s’est exprimé sur divers sujets de politique internationale, du terrorisme à la Corée du Nord, en passant par la réforme de l’Union Européenne.

 

1024 682 Dominique de Villepin

Rien ne serait pire qu’un retour à la junte en Birmanie

Invité de Guillaume Erner sur France Culture, Dominique de Villepin s’est exprimé sur les idées qu’il souhaiterait voir défendre par la France à  l’Assemblée générale des Nations Unies. Il a également été interrogé sur la difficulté de la communauté internationale à faire face à la crise des Rohingyas en Birmanie.

 

850 775 Dominique de Villepin

Aung San Suu Kyi n’est pas en position de force

Invité de Sonia Mabrouk dans l’émission « Les voix de l’info » sur CNEWS, Dominique de Villepin a commenté le projet politique français au Moyen-Orient, face à la multiplication des foyers de crise. Il a également livré son analyse de la situation volatile en Birmanie, de la détention du journaliste français Loup Bureau en Turquie ainsi que de l’attribution des Jeux olympiques de 2024 à la France.

 

1024 573 Dominique de Villepin

La France a une conscience, un héritage, un devoir et nous devons l’assumer

Invité d’Apolline de Malherbe sur BFMTV, Dominique de Villepin est revenu sur l’actualité internationale de ces derniers jours, des catastrophes naturelles qui ont touché les Antilles et le Mexique à la crise nord-coréenne. Il a également livré son analyse sur la place de la France dans l’Europe et dans le monde quelques mois après l’élection présidentielle française, et sur divers enjeux de politique intérieure, notamment la réforme du code du travail.

 

Dominique de Villepin répondant aux questions d’Henri Vernet, rédacteur en chef adjoint au service politique du Parisien:
« Il faut réformer avec les Français mais il faut leur apporter des preuves »

 

Dominique de Villepin répondant aux questions d’Hedwige Chevrillon, éditorialiste BFM Business – BFM Politique :
« La France a besoin de retrouver son crédit en Europe »

800 600 Dominique de Villepin

Kim Jong Un est rationnel, pas fou

Invité de Léa Salamé sur France Inter, Dominique de Villepin a livré son analyse de la crise opposant la Corée du Nord aux Etats-Unis, estimant qu’elle n’était plus une simple crise régionale mais globale. Il s’est également prononcé sur les tensions croissantes au Vénézuela, invitant la France à ne pas tomber dans un jeu partisan qui pourrait nuire à la recherche d’une solution politique.